Berlin Alexanderplatz est considéré comme la plus grande oeuvre du cinéaste allemand.
C'est une grande fresque cinématographique qui
traite de la vie des bas-fonds de cette place centrale (la place Alexandre pour les non-germanophones) de Berlin au temps des années sombres (chômage, pauvreté, crime, nazisme..). Rainer Werner
Fassbinder a toujours été inspiré, voire obsédé par l'oeuvre sombre d'Alfred Döblin, un des plus grands auteurs de la littérature allemande. Pourtant, Fassbinder a eu l'idée d'insérer une
musique belle et lancinante qui dit : "Freunde, das Leben ist lebenswert" (que je traduis par : Amis, la vie est vivable).
Le génie de ce film -et du roman- est sa polyphonie. Dans le film, le réalisateur intègre après certaines scènes une page du roman à lire, et qui donne des précisions sur l'intériorité des personnages. Puis on voit souvent les personnages lire le journal, des récits de faits divers sont racontés en plein milieu d'une scène, ou parfois on voit le narrateur dériver et extrapoler. Je trouve que c'est une très bonne idée d'insérer les évènements du monde dans le film, c'est une bouffée d'air frais dans ce décor familier, dans cette société qu'on connaît trop bien. Ce qui rend le roman passionnant c'est cette curiosité du dehors, comme une maison ouverte aux quatre vents. Il n'y a rien de pire qu'un monde clos sur lui-même, qui finit par sentir le renfermé : les familles trop unies ou les couples fusionnels. "Familles je vous hais ! Foyers clos, portes refermées, possessions jalouses du bonheur." (André Gide)
J'ai retenu deux citations en particulier de Berlin Alexanderplatz :
"Au lit elle était toute douce. [..] Et toujours un peu sérieuse. Il ne la comprenait pas entièrement".
"La vie est trop courte pour les sentiments éternels".
Mais ce qu'il y a de plus remarquable dans cette série, outre le jeu de l'acteur principal Günter Lamprecht et la réalisation de Fassbinder, ce sont les titres des épisodes. Ils retracent tout le parcours de désillusion du "héros" Franz Biberkopf. Il faut les lire pour le croire :
1. Le châtiment va commencer (Die Strafe beginnt)
2. Comment faut-il vivre quand on ne veut pas mourir ? (Wie soll man leben, wenn man nicht sterben will)
3. Un coup de marteau sur la tête peut blesser l'âme (Ein Hammer auf den Kopf kann die Seele verletzen)
4. Une poignée d'hommes dans la profondeur du silence (Eine Handvoll Menschen in der Tiefe der Stille)
5. Une faucheuse avec le pouvoir du bon Dieu (Ein Schnitter mit der Gewalt vom lieben Gott)
6. Un amour, ça coûte toujours beaucoup (Eine Liebe, das kostet immer viel)
7. Remarque : On peut toujours renier un serment (Merke : Einen Schwur kann man amputieren)
8. Le soleil chauffe la peau, la brûle parfois (Die Sonne wärmt die Haut, die sie manchmal verbrennt)
9. A propos de mille lieues qui séparent la masse des élus (Von den Ewigkeiten zwischen den Vielen und den Wenigen)
10. La solitude fait naître les fissures de la folie même dans les murs (Einsamkeit reißt auch in Mauern Risse des Irrsinns) => mon titre préféré
11. Savoir, c'est pouvoir et le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt (Wissen ist Macht und Morgenstund hat Gold im Mund)
12. Le serpent dans l'âme du serpent (Die Schlange in der Seele der Schlange)
13. L'extérieur et l'intérieur, et le secret de la peur devant le secret (Das Äußere und das Innere und das Geheimnis der Angst vor dem Geheimnis) => celui-là aussi est bien
14. Epilogue - Rainer Werner Fassbinder : Mon rêve du rêve de Franz Biberkopf (Mein Traum vom Traum des Franz Biberkopf von Alfred Döblin - Ein Epilog)
Berlin Alexanderplatz est une
série de 14 épisodes d'une heure chacun qui suit une période de la vie du personnage principal. Elle restitue l'histoire d'un type très pur et crédule, Franz Biberkopf, dans le Berlin misérable
des années de la République de Weimar (vers 1927-1928). Enfermé pour le meurtre de sa maîtresse, il veut se racheter en sortant de prison. Mais être un honnête homme n'est pas si simple, et au
fil des mauvaises rencontres, il se laisse entraîner dans des affaires un peu louches. Il court d'une malchance à un malheur, finit par perdre un bras et toutes ses illusions. Enfin, il se
retrouvera enfermé dans un hôpital psychiatrique. Le film est désespérant et reflète la vision pessimiste de Fassbinder sur l'humanité. Le personnage principal est un bonhomme sincèrement bon,
qui se laisse dépasser par la vie. Il est d'un pathétique insoutenable. Dans son entourage, les hommes sont lâches, traîtres, sans espoir, et les femmes sont de gentilles créatures, bonnes
poires, qui balancent toujours entre soumission et hystérie. Fassbinder nous donne à voir une humanité basse et pitoyable, sans Dieu ni aucune transcendance, qui se bat pour sa survie, seuls les
plus forts et les plus corrompus s'en sortiront. Les femmes y sont les tendres victimes des machiavéliques affaires masculines, leur monnaie d'échange et leur seule communication. L'homme est le
bourreau de la femme, mais l'homme est aussi le bourreau de l'homme. Le langage ne tient pas sa fonction, les secrets sont profondément enfouis, les personnages se confient en vain; à
l'image du personnage principal qui se lamente perpétuellement sans pouvoir se faire entendre.
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En tant que Seigneur du Temps, le Docteur peut voyager dans le temps et dans l'espace, grâce à son TARDIS (Time And Relative Dimension In Space), objet volant non identifié qui a l'apparence d'une cabine de police secours bleue, et qui est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Ce qui permet donc au Docteur d'emmener avec lui des compagnons de voyage, comme Rose Tyler (saisons 1 et 2), Martha Jones (saisons 3 et 4), le captain Jack (saisons 1 et 3), ou encore Donna Noble (saison 4).
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