Texte libre

C'est trop facile d'entrer aux églises
De déverser toute sa saleté
Face au curé qui dans la lumière grise
Ferme les yeux pour mieux nous pardonner

Tais-toi donc, grand Jacques
Que connais-tu du Bon Dieu
Un cantique, une image
Tu n'en connais rien de mieux

C'est trop facile quand les guerres sont finies
D'aller gueuler que c'était la dernière
Ami bourgeois vous me faites envie
Vous ne voyez donc point vos cimetières?

Tais-toi donc grand Jacques
Laisse-les donc crier
Laisse-les pleurer de joie
Toi qui ne fus même pas soldat

C'est trop facile quand un amour se meurt
Qu'il craque en deux parce qu'on l'a trop plié
D'aller pleurer comme les hommes pleurent
Comme si l'amour durait l'éternité

Tais-toi donc grand Jacques
Que connais-tu de l'amour
Des yeux bleus, des cheveux fous
Tu n'en connais rien du tout

Et dis-toi donc grand Jacques
Dis-le-toi bien souvent
C'est trop facile,
C'est trop facile,
De faire semblant.

Images aléatoires

Présentation

Qui sommes nous ?

 

Mimidd (Emilie), 22 ans.

Etudiante en Histoire à Lyon.

Passions : Histoire ^^, cinéma, musique (en particulier les artistes de la nouvelle scène française), littérature (surtout les classiques français et anglais).

 

Lilou (Hélène), 20 ans.

Etudiante en Infocom et en Science Politique à Lyon.

Passions : musique (Paul McCartney, Beatles, rock 60's/70's), journalisme.

Signe particulier : sort avec un mec né en Allemagne avec un nom portugais, un prénom russe et qui vit en France !

 

Mimy, 21 ans.

Etudiante en Lettres à Lyon.

Passions : les pandas, Rimbaud, les voyages, la littérature, le cinéma et les chansons à textes : ))

Dimanche 21 octobre 2007

 

 

Berlin Alexanderplatz est considéré comme la plus grande oeuvre du cinéaste allemand.

 

C'est une grande fresque cinématographique qui traite de la vie des bas-fonds de cette place centrale (la place Alexandre pour les non-germanophones) de Berlin au temps des années sombres (chômage, pauvreté, crime, nazisme..). Rainer Werner Fassbinder a toujours été inspiré, voire obsédé par l'oeuvre sombre d'Alfred Döblin, un des plus grands auteurs de la littérature allemande. Pourtant, Fassbinder a eu l'idée d'insérer une musique belle et lancinante qui dit : "Freunde, das Leben ist lebenswert" (que je traduis par : Amis, la vie est vivable).

 Le génie de ce film -et du roman- est sa polyphonie. Dans le film, le réalisateur intègre après certaines scènes une page du roman à lire, et qui donne des précisions sur l'intériorité des personnages. Puis on voit souvent les personnages lire le journal, des récits de faits divers sont racontés en plein milieu d'une scène, ou parfois on voit le narrateur dériver et extrapoler. Je trouve que c'est une très bonne idée d'insérer les évènements du monde dans le film, c'est une bouffée d'air frais dans ce décor familier, dans cette société qu'on connaît trop bien. Ce qui rend le roman passionnant c'est cette curiosité du dehors, comme une maison ouverte aux quatre vents. Il n'y a rien de pire qu'un monde clos sur lui-même, qui finit par sentir le renfermé : les familles trop unies ou les couples fusionnels. "Familles je vous hais ! Foyers clos, portes refermées, possessions jalouses du bonheur." (André Gide)  

J'ai retenu deux citations en particulier de Berlin Alexanderplatz : 

 "Au lit elle était toute douce. [..] Et toujours un peu sérieuse. Il ne la comprenait pas entièrement".

  "La vie est trop courte pour les sentiments éternels". undefined

 

Mais ce qu'il y a de plus remarquable dans cette série, outre le jeu de l'acteur principal Günter Lamprecht et la réalisation de Fassbinder, ce sont les titres des épisodes. Ils retracent tout le parcours de désillusion du "héros" Franz Biberkopf. Il faut les lire pour le croire :  

1. Le châtiment va commencer (Die Strafe beginnt) 

2. Comment faut-il vivre quand on ne veut pas mourir ? (Wie soll man leben, wenn man nicht sterben will)

3. Un coup de marteau sur la tête peut blesser l'âme (Ein Hammer auf den Kopf kann die Seele verletzen)

4. Une poignée d'hommes dans la profondeur du silence (Eine Handvoll Menschen in der Tiefe der Stille)

5. Une faucheuse avec le pouvoir du bon Dieu (Ein Schnitter mit der Gewalt vom lieben Gott)

6. Un amour, ça coûte toujours beaucoup (Eine Liebe, das kostet immer viel)

7. Remarque : On peut toujours renier un serment (Merke : Einen Schwur kann man amputieren)

8. Le soleil chauffe la peau, la brûle parfois (Die Sonne wärmt die Haut, die sie manchmal verbrennt)

9. A propos de mille lieues qui séparent la masse des élus (Von den Ewigkeiten zwischen den Vielen und den Wenigen)

10. La solitude fait naître les fissures de la folie même dans les murs (Einsamkeit reißt auch in Mauern Risse des Irrsinns) => mon titre préféré

11. Savoir, c'est pouvoir et le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt (Wissen ist Macht und Morgenstund hat Gold im Mund)

12. Le serpent dans l'âme du serpent (Die Schlange in der Seele der Schlange)

13. L'extérieur et l'intérieur, et le secret de la peur devant le secret (Das Äußere und das Innere und das Geheimnis der Angst vor dem Geheimnis) => celui-là aussi est bien

14. Epilogue - Rainer Werner Fassbinder : Mon rêve du rêve de Franz Biberkopf (Mein Traum vom Traum des Franz Biberkopf von Alfred Döblin - Ein Epilog)  

 Berlin Alexanderplatz est une série de 14 épisodes d'une heure chacun qui suit une période de la vie du personnage principal. Elle restitue l'histoire d'un type très pur et crédule, Franz Biberkopf, dans le Berlin misérable des années de la République de Weimar (vers 1927-1928). Enfermé pour le meurtre de sa maîtresse, il veut se racheter en sortant de prison. Mais être un honnête homme n'est pas si simple, et au fil des mauvaises rencontres, il se laisse entraîner dans des affaires un peu louches. Il court d'une malchance à un malheur, finit par perdre un bras et toutes ses illusions. Enfin, il se retrouvera enfermé dans un hôpital psychiatrique. Le film est désespérant et reflète la vision pessimiste de Fassbinder sur l'humanité. Le personnage principal est un bonhomme sincèrement bon, qui se laisse dépasser par la vie. Il est d'un pathétique insoutenable. Dans son entourage, les hommes sont lâches, traîtres, sans espoir, et les femmes sont de gentilles créatures, bonnes poires, qui balancent toujours entre soumission et hystérie. Fassbinder nous donne à voir une humanité basse et pitoyable, sans Dieu ni aucune transcendance, qui se bat pour sa survie, seuls les plus forts et les plus corrompus s'en sortiront. Les femmes y sont les tendres victimes des machiavéliques affaires masculines, leur monnaie d'échange et leur seule communication. L'homme est le bourreau de la femme, mais l'homme est aussi le bourreau de l'homme. Le langage ne tient pas sa fonction, les secrets sont profondément enfouis, les personnages se confient en vain; à l'image du personnage principal qui se lamente perpétuellement sans pouvoir se faire entendre. 

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 R. W. Fassbinder est mort à 37 ans d'une rupture d'anévrisme. 
Par Mimy - Publié dans : Le cinéma montre l'invisible
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Jeudi 11 octobre 2007
De Florent Emilio Siri

Avec Albert Dupontel, Benoît Magimel ...

(Sortie en salles le 3 octobre)



          Algérie, 1959 : Le lieutenant Terrien (Benoît Magimel) rejoint son unité d'affectation dans les montagnes de Kabylie. Le jeune idéaliste se heurte de plein fouet à la réalité d'une guerre qui n'en est pas une officiellement, et qui laisse chez les hommes des traces indélébiles, à l'image du sergent Dougnac (Albert Dupontel) ... Révolté par les pratiques de ses compatriotes, Terrien voit peu à peu ses convictions morales s'effriter face à la montée de la violence dans les deux camps. 


 



          J'ai voulu voir ce film à double titre. Tout d'abord parce que je ne connais pas grand chose à la guerre d'Algérie o_O', le cinéma est un moyen comme un autre de se cultiver, et j'aime bien les films sur la guerre. Et puis surtout parce que la démarche de Florent Emilio Risi intéressait fortement l'étudiante en histoire que je suis. Parce que la Guerre d'Algérie est encore un sujet tabou dans l'opinion publique (contrairement à ce que l'on peut voir dans le milieu de la recherche en Histoire)... parce que ceux qui en parlent sont souvent ceux qui l'ont vécue, et de ce fait, ils en parlent mal ... mal dans une optique historienne ; ) ... Ils ne parlent pas de la Guerre d'Algérie, mais de leur Guerre d'Algérie, ou plus précisément, de ce qu'ils ont vécu pendant la guerre d'Algérie.

Que l'on ne se méprenne pas sur le sens de mes paroles. En tant qu'être humain, je suis horrifiée par ce qui s'est passé en Algérie, et je compatis de tout coeur pour tous ces êtres humains, quel que soit leur "camp", dont l'existence a été marquée au fer rouge (quand elle n'a pas été achevée) au cours de ces tragiques événements. Je peux comprendre leurs passions, leurs silences, leurs ressentiments. Mais en tant qu'étudiante en histoire, je tiens garder la plus grande objectivité possible. Parce que c'est la seule manière de comprendre.

Outre ses qualités cinématographiques, le film de F.E. Siri a le mérite de mettre tout manichéisme de côté, pour exposer simplement les faits de manière dépassionnée. Tout ou presque est exact sur le plan historique, et aucun jugement n'est porté, si ce n'est sur l'absurdité de la guerre ...
 
 
 
          Mais il ne s'agit pas d'un simple documentaire sur la guerre d'Algérie. Le film expose des faits, mais aussi et surtout l'état d'esprit et les états d'âme des protagonistes. La spirale de la violence. La lente et inexorable déshumanisation des hommes. Les déchirures fratricides. Le souvenir lancinant des autres guerres (la 2eme GM et la Guerre d'Indochine), teinté de douleur et/ou de fierté.
L'ennemi intime a des airs de western, car la guerre qui y est racontée n'est pas celle qui est menée contre les autres, mais bien celle que l'homme mène contre lui même. La lente descente aux enfers de Terrien trouve un écho dans la présence de plus en plus étouffante de ces paysages minéraux desertiques, témoins impassibles et muets de la folie humaine. Le tout enveloppé dans la musique tout à tour minimaliste, intimiste et lyrique d'Alexandre Desplat.
Alors bien sûr, tout n'est pas parfait, je n'ai pas trop aimé certains effets de caméra dans la première partie du film, certains dialogues m'ont parus surjoués, mais la deuxième partie du film, excellente, fait oublier tous ces petits défauts ...
L'ennemi intime fait partie de ces films qui hantent, longtemps après la séance. De ces films qu'il faut avoir vu au moins une fois, même si certaines images sont insoutenables. Mais justement.
 
 
 

 

Par mimidd - Publié dans : Le cinéma montre l'invisible
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Mardi 9 octobre 2007

 

si vous étiez une chanson ?

Mimy : "Lemon Tree" de Fool's Garden ou "The Sound of Silence" de Simon and Garfunkel hihi !

Lilou : I Will (White Album des Beatles)

Mimidd : Mieux que personne (Pierre Bondu)

si vous étiez un album ?

Mimy : Un best-of de Barbara

Lilou : RAM de Paul McCartney peut-être...

Mimidd : La bo de Doctor Who ^^

si vous étiez un groupe ?

Mimy : The Beatles (évidemment)

Lilou : The Beatles (pas très original...)

Mimidd : Coldplay

si vous étiez une citation ?

Mimy : "Je ne puis défendre que mes contradictions, mes approximations, le doute qui me garde, mes vérités incertaines et mes erreurs fraternelles. Il y a autour de nous, entre la vérité et l'erreur, une marge de relativité qui nous permettra toujours d'échapper à l'absurde, une marge suffisante pour y insérer notre désir triomphant." (Romain Gary)

Lilou : "L'amour comme un vertige, comme un sacrifice et comme le dernier mot de tout..." (Alain Fournier)

Mimidd : aucune idée ... je n'ai pas assez de mémoire pour me rappeler ce que j'ai mangé hier midi, alors, me souvenir d'une citation ^^

si vous étiez un homme politique ?

Mimy : Jean Jaurès

Lilou : Pourquoi pas une femme? Allez, je dirais Hillary Clinton...

Mimidd : Elizabeth Ière

si vous étiez un acteur ?

Mimy : Jeanne Moreau 

Lilou : Plutôt une actrice, Scarlett Johansson 

 

Mimidd : Edward Norton ou Ralph Fiennes

si vous étiez un film ?

Mimy : Ca dépend de mon humeur, le plus émouvant (celui qui me fait pleurer à tous les coups) c'est Le voleur de bicyclette..snif ! Faut plus que je le regarde.. Dans les films en couleurs, j'avais bien aimé la poésie de La vie est belle.

Lilou : Lost in Translation, ou encore Match Point ou le Cercle des poètes disparus

Mimidd : La 25ème heure

si vous étiez une qualité ?

Mimy : La curiosité

Lilou : La générosité je crois... Embarassé

Mimidd : La gentillesse

 si vous étiez un défaut ?

Mimy : L'indolence

Lilou : L'impulsivité

Mimidd : Le manque de confiance en soi

si vous étiez un livre ?

Mimy : Les faux-monnayeurs d'André Gide

Lilou : Romances sans paroles de Paul (encore un!) Verlaine

Mimidd : Jane Eyre de Charlotte Brontë

si vous étiez une arme ?

Mimy : La liberté

Lilou : Le feu (un peu mon caractère latent)

Mimidd : L'empathie

si vous étiez une fleur ?

Mimy : Un coquelicot

Lilou : Une fleur de lotus

Mimidd : une jonquille

si vous étiez un animateur télé ?

Mimy : Karl Zéro ? Je sais pas.

Lilou : Pierre Desproges pour l'insolence (animateur en partie, hein?), et Nagui aussi

Mimidd : Hmm ... je sais pas trop ... Fred et Jamy ? J'ai appris un tas de trucs grâce à eux  :D

si vous étiez un réalisateur ?

Mimy : François Truffaut

Lilou : Woody Allen ou Sofia Coppola

Mimidd : Alejandro Gonzalez Iñarritu

et ..si vous étiez de droite ?

Mimy : Ce ne serait pas moi

Lilou : No comment Bleh

Mimidd : je ne répondrais pas à cette question car je trouve que la formulation est très partiale, et surtout parce que je considère que les opinions politiques, tout comme les croyances religieuses, doivent rester une affaire privée voire même personnelle ...


 

 A vous, si vous avez envie de participer..

Par La terre comme une orange - Publié dans : Peurs et angoisses métaphysiques
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Vendredi 5 octobre 2007

Sixième album des Beatles, celui-ci ainsi que l'album Revolver (considérés comme les Tomes 1 et 2 par un certain George Harrison dans le sens où le second peut être vu comme le parachèvement du premier) marquent non seulement un tournant dans leur discographie, mais aussi, résolument dans la musique du vingtième siècle. Outre d'être le premier album intégralement composé par les quatre liverpuldiens (ses prédécesseurs comprenant entre autres des reprises de classiques du rock'n'roll tels que Rock'n'roll Music de Chuck Berry ou encore Long Tall Sally de Little Richard), il se situe à l'origine du virage artistique que vont prendre les Fab Four pour le reste de leur carrière.

Le voyage musical débute donc par un titre d'album déjà significatif d'un certain surréalisme que nos quatre "garçons dans le vent" vont continuer à cultiver au fil de leurs futurs albums... Rubber Soul, à l'instar du titre A Hard Day's Night, ou de Eight Days A Week, est construit sur un jeu de mots. En effet, Rubber Soul ("âme en caoutchouc" en anglais), fait référence à la musique soul ainsi qu'à "Rubber Sole" ("semelle en caoutchouc"). 

 

L'album s'ouvre par la chanson Drive My Car, un rock entêtant aux paroles humoristiques de second degré, comme dans Norwegian Wood (This Bird Has Flown), qui est une des premières chansons à inclure un nouvel instrument dans le trio guitares/guitare basse/batterie : il s'agit de la cithare jouée par George Harrison, que ce dernier a découvert sur le tournage du film Help!, donnant ainsi à cette composition une sonorité indienne, joliment inattendue car en paradoxe avec un titre à référence plutôt nordique. Poursuivant les explorations musicales, John Lennon s'invite le temps d'une chanson en U.R.S.S. avec Girl, introduit des influences venues d'outre-atlantique, tout d'abord dans Norwegian Wood rappelant la musique folk de Bob Dylan ou des Byrds, et dans Nowhere Man où les choeurs, très difficiles à reproduire sur scène, évoquent clairement ceux des "Gars de la Plage ". 

 

Quant au texte des chansons, celui-ci change radicalement de point de vue, devient plus grave, ce n'est plus " je veux te prendre la main " ou "elle t'aime, ouais, ouais, ouais", mais l'heure est plutôt aux problèmes relationnels de couples, comme dans You Won't See Me, I'm Looking Through You, aux désillusions de Girl ou à la nostalgie poignante de In My Life. Tandis que Paul McCartney s'essaie au français tout en charme et suavité dans Michelle, John Lennon exprime un certain malaise dissimulé sous les paroles de Nowhere Man, sans doute dû au fait que lui et ses trois partenaires musicaux étaient dépassés par le succès devenu trop oppressant. 

C'est également à partir de cet album que le style et le talent de George Harrison se dévoile; même s'il ne peut pas encore rivaliser avec les géants qu'étaient Paul McCartney et John Lennon (il y parviendra royalement plus tard, avec les deux magnifiques chansons, While My Guitar Gently Weeps et Something), il a le mérite de nous offrir Think For Yourself ainsi que If I Needed Someone, deux chansons très bien élaborées et relativement complexes à chanter au niveau des harmonies. 

  

Rubber Soul n'en est donc qu'aux balbutiements de la révolution musicale que vont mener les Beatles jusqu'à la fin des sixties avec le psychédélisme et l'avant-gardisme, mais on sent dès lors dans cette oeuvre, une maturité, tant musicale que psychologique, et une sérénité qui n'apparaissaient évidemment pas dans les chansons écrites auparavant, plutôt légères, insouciantes, et emblématiques de la Beatlemania.
Rubber Soul , The Beatles, 3 Dec 1965, Parlophone.

 

 

 

 

Par Lilou - Publié dans : La musique est la langue des émotions
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Vendredi 28 septembre 2007

"Se tuer, dans un sens, et comme au mélodrame, c'est avouer. C'est avouer qu'on est dépassé par la vie ou qu'on ne la comprend pas". (Albert Camus, Le mythe de Sisyphe)

Hier soir, je suis allée voir Control au cinéma. Dire que j'ai aimé serait un euphémisme.  Je suis une assidue des salles obscures depuis mon retour d'Allemagne, sans doute parce que la transition est encore difficile, je n'ai pas encore compris de quel côté de la frontière je me trouve, c'est un peu brutal. Et j'ai la chance d'habiter près d'un cinéma qui ne passe que des films de qualité, ou presque. J'avais aimé la force des héroïnes de 4 mois, 3 semaines et 2 jours, la nostalgie innocente de Persepolis, mais le film que je conseille entre tous est donc ControlDepuis que j'avais vu la bande-annonce, les images m'obsédaient. En particulier celle du charismatique Sam Riley, qui campe le personnage principal. Et l'histoire de ce chanteur issu de la mouvance new wave anglaise qui se pend un matin de printemps dans sa cuisine ne pouvait pas me laisser indifférente. Moi et les personnages poétiques et tourmentés, c'est une longue histoire.

Le héros s'appelle donc Ian Curtis, chanteur du groupe anglais Joy Division (rapport avec les bordels allemands, pas tout compris). Mais avant de parler de lui, je voudrais parler du film dans son ensemble, j'approfondirai la personnalité de Ian ensuite. Le film explique le suicide de Ian sans rien démontrer, certaines scènes anecdotiques nous laissent entrevoir une personnalité complexe, pleine de contradictions. L'histoire est tirée du livre de la veuve de Ian, Deborah Curtis. Ce qu'on peut reprocher au film, c'est ce point de vue partial. Dans leur couple, on ne voit qu'une Deborah pure et obéissante, humiliée par un mari égoïste et désinvolte. Je considère peu probable que dans un couple, les torts puissent venir uniquement d'un côté mais bon.. L'esthétique du film est impeccable; les lumières et les ombres, la façon dont bougent les corps.. Le film est entièrement tourné en noir et blanc, c'est pourquoi j'ai eu un peu de mal à entrer dans cet univers suranné. Et plus l'histoire prenait de l'ampleur, plus le noir et blanc prenait du sens; il y a toujours un décalage entre Ian et nous, on l'observe, on compatit mais le noir et blanc impose une distance respectueuse. On finit par regarder la vie du héros défiler comme une fatalité, on ne peut rien faire, le noir et blanc nous éloigne de lui, nous rappelle qu'il est d'une autre époque. On a l'impression d'assister à une tragédie, impuissants. Le noir et blanc permet une réflexion distancée, c'est ainsi que j'ai bien cogité. J'y reviendrai. 

 

Les dialogues semblent simples, je dirais même simplistes. Tout est banal, tranquille. Cette simplicité apparente tranche avec Ian, ses textes denses et graves, son mal-être et ses dérives. Les dialogues des films sont souvent mauvais, celui-là n'échappe pas à la règle; sauf lorsque c'est le vrai Ian qui parle, à travers ses textes, ses lettres et le souvenir des autres. Ian Curtis sauve le film, il aurait pu juste être un bon film, son personnage principal le rend meilleur. Les dialogues et le noir et blanc sont à l'image de la vie du héros, de sa lassitude et de ses dégoûts, sa vie est d'une banalité consternante : une famille qui l'aime sans le comprendre, une ville natale pauvre et ennuyeuse, quelques amis, un boulot sans intérêt, et bientôt un grand amour adolescent à-la-vie-à-la-mort, un mariage précoce et un enfant qui arrive comme un intrus, bien que désiré. Et une passion, pas la musique non. D'abord la poésie, l'amour de l'écriture. Autour de ses paroles tournoie la musique, rythmée et angoissante, dure, claustrophobe, enfermante. Ian le dit : la musique n'est pas toujours belle, parfois elle se doit de ne pas l'être. Il cite Wordsworth de tête, danse sur du Bowie. Il entre dans un groupe punk rock pour faire vivre ses passions. Jusque là, sans être heureux, il est confiant. Il sait où il va, il contrôle son monde. Il chancèle parfois, rien de grave. Par la suite, cet ancien monde contrôlé se fissure et il dérape. Il s'effondre une première fois : crise d'épilepsie. Pas de traitement fiable. Il a peur. Le succès du groupe surpasse ses attentes, on le jette en pâture à un public déchaîné. Il doute. Il trompe sa femme avec une séduisante journaliste belge. Il souffre. Et traîne partout une culpabilité lancinante.  

 Je suis ensuite vite partie dans des considérations métaphysiques (j'étudie la tragédie classique en cours, c'est peut-être lié). Ian, c'est la condition humaine dans toute sa splendeur. Ou plutôt dans ce qu'elle a d'injuste, d'incompréhensible, de révoltante. C'est l'histoire d'un garçon très lucide et paumé, paumé parce que lucide. Il se heurte aux concepts sartriens : isolé et indécis, son enfer c’est lui-même. Dans son dilemme amoureux, Ian voudrait qu'on choisisse pour lui, il est lâche et passif. Il doit affronter un choix effrayant, devant lequel il se dérobe sans cesse, il dit "oui" à son épouse, puis "oui" à sa maîtresse, il quitte l'une pour se jeter dans les bras de l'autre. Mais tous les baisers ont un goût amer. Il ne peut aimer, ne peut quitter. Il attend des réactions, panique, refuse à grands cris. Comme tout le monde, il veut ce qu'il n'a pas : sa femme est douce et soumise, sa maîtresse est libre et indépendante. Il les aime car elles s'opposent. Des pleurs dans le lit conjugal aux secrets avoués à sa maîtresse, on le voit perdre pied, pris de vertige par sa propre vie. Son épilepsie aggrave son désespoir. On a tous déjà eu l'impression de marcher au bord d'un gouffre, avec la peur de tomber. Ian vit ce gouffre dans son corps, chaque fois qu'il s'effondre, secoué par une violente crise, il mesure la fragilité de l'existence. Sa maladie n'est pas compatible avec les excès d'une vie de chanteur de rock, ses prestations sur scène ressemblent à des cérémonies sacrificielles, il frôle l'inconscience, la perte de conscience. Il est un peu raide, un peu brusque. Sa danse ressemble à ses crises d'épilepsie, qui le foudroient parfois sur scène sans que le public ne s'aperçoive de la différence.  La célébrité le terrifie à cause de ce qu'elle exige : il donne tout ce qu'il peut, il tremble de peur mais personne ne comprend. Les concerts s'enchaînent, Ian sent que sa santé se détériore, que le public réclame trop de lui. Et toujours cette peur -universelle je pense- de ne pas être à la hauteur, de décevoir. L'impression qu'on a beau aimer de tout son coeur, tout donner, ce n'est jamais assez. Les autres ne voient pas les efforts, la sueur et les larmes. Et les douleurs profondes. De la petite voix d'Antigone -mon héroïne préférée- Ian s'interroge : qu'est-ce que la vie me réserve encore ? Qu'est-ce que j'ai encore à endurer ?  Afin d'éviter d'avoir à y répondre, et parce que l'incertitude et la peur sont intenables, un jeune homme de 23 ans, épuisé et endolori, se pend dans sa cuisine le 18 Mai 1980 -la veille de la tournée américaine de Joy Division. Ian, par cet acte prévisible, a manifesté pour la dernière fois son angoisse de la vie. Sur sa tombe pour se souvenir : "Love Will Tear Us Apart" (probablement la plus belle chanson du groupe).

 

    Le vrai Ian Curtis 

 

 

 
Par Mimy - Publié dans : Le cinéma montre l'invisible
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Mercredi 26 septembre 2007

Je profite de sa rediffusion sur France 4 à partir de ce soir pour vous parler de ma série préférée :

 

 

 

- "What ?!"

 

Série culte en Angleterre, où elle fait le bonheur des petits et des grands depuis un peu plus de 40 ans, Doctor Who est passé beaucoup plus inaperçu de ce côté ci de la Manche (mais j'essaie d'y remédier ^^).

Diffusée à l'origine entre 1963 et 1989, cette série de science fiction a été relancée en 2005. La BBC a diffusé au printemps dernier la 3ème saison (encore inédite en France) de la nouvelle série.  Non amateurs de science fiction, ne fuyez pas tout de suite, la série s'adresse tout autant aux amateurs du genre qu'aux réfractaires. J'en suis la preuve vivante ;)

 

- "I'm the Doctor.

- Doctor who ?"

 

Comme l'indique le titre de la série, le Docteur est un personnage très énigmatique, dont on ne connait même pas le nom ... Le Docteur est un Time Lord (Seigneur du temps) originaire de la planète Gallifrey. Mais cette dernière a été détruite, ainsi que tous ses habitants, lors de la Guerre du temps qui a opposé jusqu'à la mort les Time Lords aux Daleks. Le Docteur est donc l'unique survivant de ce conflit, ou du moins le croit il, jusqu'à la réapparition de ses vieux ennemis, et la révélation d'un ami au sujet de son propre peuple (saison 3) . Quoi qu'il en soit, la culpabilité d'être encore en vie pèse lourdement sur la conscience du Docteur.
Et cela d'autant plus que s'y ajoute le poids de la solitude ... En effet, le Docteur est agé de 900 ans et des poussières. Comme tous les Time Lords, il a la possiblité de se régénérer (au maximum 12 fois) dans un nouveau corps. En ce moment, on en est à sa 10ème incarnation, interprétée par David Tennant (saisons 2, 3, 4 et plus si affinités), qui a été élu en 2006 "meilleur Docteur" par les fans de la série.

 

Lui ont précédé dans ce rôle :

1- William Hartnell (1963-1966)

2- Patrick Troughton (1966-1969), dont le nom rappellera sans doute quelque chose aux fans de la série anglaise Robin Hood (2006) qui va bientôt être diffusée sur Canal+, puisque c'est le grand père de "Much" ;)

3- Jon Pertwee (1970-1974)

4- Tom Baker (1974-1981), longtemps resté le Docteur préféré des fans

5- Peter Davison (1981-1984), dont je suis en train de découvrir les aventures

6- Colin Baker (1984-1986)

7- Sylvester McCoy (1987-1989)

8- Paul McGann (film de 1996)

9- Christopher Eccleston (2005), "premier" Docteur de la nouvelle série

 

Les 9ème et 10ème Docteurs

 

Même s'il existe quelques différences entre toutes les incarnations du Docteur, d'une manière générale, il apparait comme un personnage solitaire, qui cache ses démons intérieurs derrière un humour très british, et un enthousiasme communicatif, en particulier en ce qui concerne les humains.

 

Le 10ème Docteur ("mon" Docteur, au sens où j'ai découvert la série avec cette incarnation) est assez extraverti, mais sévère avec les "méchants". Il est malin, impertinent, charmeur, bavard, lunatique - arme secrète qu'il utilise pour destabiliser ses ennemis. Il utilise également un outil plus "conventionnel" : sa sonic screwdriver ... Sa culture est très large, il peut citer aussi bien du Shakespeare et du Dylan Thomas que du Disney, du Kylie Minogue ou du JK Rowling.

 

- "Allons-y, Alonzo !"

 

En tant que Seigneur du Temps, le Docteur peut voyager dans le temps et dans l'espace, grâce à son TARDIS (Time And Relative Dimension In Space), objet volant non identifié qui a l'apparence d'une cabine de police secours bleue, et qui est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Ce qui permet donc au Docteur d'emmener avec lui des compagnons de voyage, comme Rose Tyler (saisons 1 et 2), Martha Jones (saisons 3 et 4), le captain Jack (saisons 1 et 3), ou encore Donna Noble (saison 4).

 

Au cours de ses voyages, le Docteur a déjà rencontré la reine Victoria, Dickens, Shakespeare (et prochainement Agatha Christie), assisté à la création et à la fin de l'univers, lu avant tout le monde le tome 7 d'Harry Potter, porté la flamme olympique lors des JO 2012 de Londres ... il a également voyagé sur la Lune et sur des planètes aux noms aussi exotiques que Raxacoricofallapatorius ...

 

- " I can't decide whether you should live or die ..."

 

Bien sûr, le Docteur ne serait pas un véritable héros s'il n'avait des ennemis dignes de ce nom ...

Parmi les méchant très méchants que l'on retrouve dans plusieurs épisodes de la nouvelle série (et de l'ancienne aussi, par ailleurs), on peut nommer :

 

- Les Daleks, sorte de salières géantes qui parcourent l'univers avec comme mot d'ordre : Exterminate ! ... pas très sympathiques, donc. Les Daleks sont les grands ennemis des Time Lords, et ont été anéantis avec eux lors de la Guerre du Temps. Sauf que ...

Veritables machines à tuer, les Daleks sont normalement dénués de tous sentiments, mais certains d'entre eux se conduisent bizarrement en raison d'expériences génétiques, à base d'ADN humain, menées dans le but de sauver la race de l'extinction.
Armés d'un rayon laser qui peut désintégrer tout ce qui se trouve sur leur chemin, et d'une ventouse qui peut aspirer tout et n'importe quoi, en particulier la cervelle de leur ennemis, les Daleks sont redoutables et ne craignent personne, excepté le Docteur ...

 

- Les Cybermen. Ceux de la nouvelle série ont été créés dans un monde parallèle en vue d'améliorer la race humaine. Les Cybermen sont de fait des humains qui ont été "upgradés" : leur cerveau est désormais contenu dans un exosquelette métallique, les mettant ainsi à l'abri de la maladie et de la mort. Par ailleurs, les émotions étant considérées comme nocives, les cybermen sont dotés d'une puce qui annihile leurs émotions. Sans cette puce, les cybermen mourraient en se remémorant toutes les souffrances qu'ils ont causé, en voulant à tout prix "upgrader" les autres humains ...


- Le Master (saison 3). Le Master est le grand méchant de la série. Brillamment interprété par John Simm (le héros de Life on Mars, autre série britannique à voir absolument), le Master est une sorte de Professeur Moriarty, le pendant maléfique du Docteur. Comme lui, il a choisi son nom, mais autant le Docteur apparait comme "celui qui soigne et qui rend les gens meilleurs", autant le Master est tout entier dévoré par sa soif de conquête ... Ami d'enfance du Docteur, il est devenu fou après avoir plongé son regard dans le Vortex du Temps.

 

- "It's FANTASTIC !"

 

Comme je l'ai déjà dit, j'adoooooore cette série. Derrière son côté un peu loufoque et très kitsch, Doctor Who est une série de grande qualité, que ce soit sur le plan des acteurs, des scénarios, des effets spéciaux ou encore de la musique ... Malgré le fait que le public visé soit les enfants, la série s'adresse également aux adultes, en abordant de manière subtile des thématiques aussi graves que la solitude, la culpabilité, la mort etc. On peut passer du rire aux larmes en un quart de seconde, de l'horreur à la pitié en un clin d'oeil ...

 

Pour une fois qu'une chaine française diffuse une série anglaise de qualité, n'hésitez pas ;) ... Et ne vous faites pas une idée arrêtée sur la série après un épisode (sauf bien sûr si vous tombez en admiration dès cet épisode lol). Doctor Who est une série assez destabilisante au premier abord, et je ne vous cache pas que ma première réaction a été : "mais c'est du grand n'importe quoi !" ^^. Mais c'est une série qui mérite vraiment qu'on persévère, et plus on avance dans les épisodes,  plus on s'habitue au côté complètement déjanté du Whoniverse, plus on s'attache aux personnages ... Sans compter que la série se bonifie au fil des épisodes : )

France 4 rediffuse les 3 premiers épisodes de la saison 1 à partir de ce soir, puis tous les mercredis soirs à raison de 2 épisodes par semaine ... il y aura également des rediffusions le jeudi matin, le samedi matin, le lundi après midi et dans la nuit du mardi au mercredi. Sans compter les rediffusions en vost dans la nuit du vendredi au samedi (à confirmer) ...

 

La saison 3 sera diffusée à partir de Janvier sur France 4, et la BBC diffusera la saison 4 au printemps

 

Le Docteur et sa prochaine compagne de route,

Donna Noble

 

Par mimidd - Publié dans : Le cinéma montre l'invisible
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Mardi 21 août 2007

Don't worry, je ne vais pas vous inonder de spoilers sur le 7e tome (que j'ai dévoré en une journée, comme la majorité des fans, je crois ^^).

Harry Potter et moi, c'est une histoire pas si longue que çà ... Je suis une fille qui a toujours 2 wagons de retard en matière de best-sellers ... je me méfie toujours de ce que tout le monde voue aux nues ... donc je me suis abstenue pour le Da Vinci Code, et j'aurais mieux fait de m'abstenir en ce qui concerne Marc Levy o_O'.

 

Harry Potter, je lui ai résisté 10 ans ... Heureusement qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ^^ . Lors de la sortie du premier tome, j'habitais dans un trou paumé de la Beauce profonde où la folie HP n'avait pas fait d'étincelles ... Par la suite, j'ai vu par hasard l'adaptation du premier volet lors d'une diffusion tv, et j'ai trouvé çà très bof ... pas de quoi fouetter un chat ... incompréhension devant les vagues soulevées par ce petit sorcier ... incompréhension qui s'est renforcée quand j'ai vu la première moitié de HP et la chambre des secrets (bah oui, j'ai pas tenu jusqu'à la fin du film o_O'). C'est à partir de ce moment que j'ai décidé qu'Harry et moi, ca n'allait pas le faire ...

 

Sautons quelques années ... novembre 2005 ... sortie en salles de HP et la coupe de feu ... avec dans le rôle du grand méchant Voldy, celui-qui-est-mon-acteur-préféré, j'ai nommé Ralph Fiennes ... Là encore, j'ai loupé le coche. Autant j'aime Ralph, autant j'avais détesté les deux premiers volets et demi, et je n'avais pas le courage de remettre çà, sans compter que j'allais être un peu perdue dans l'histoire ... Donc j'ai mis le film sur ma liste des films à voir, un jour, dans un moment de profond ennui ...

Un an plus tard (je sais, je suis longue à la détente), ayant déjà vu tous les films de Ralph qu'il m'était possible de voir, je me décide à visionner HP et la coupe de feu ... pas le coup de foudre, mais beaucoup mieux que les précédentes adaptations que j'avais vues. Et pis Ralph, même sans nez, ca le fait grave ^^

 

C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à envisager très sérieusement la possiblilité de lire HP, afin d'en découvrir plus sur Voldy ^^. Et puis si on ajoute le lobbying très très très convaincant de certains membres de mon Auberge préférée 

 

http://the-inn-at-lambton.cultureforum.net/index.htm

 

comment résister plus longtemps ?

Donc pleine d'appréhension, je commence la lecture du tome 1, puis celle du 2, et j'enchaine avec le tome 3.  Je tombe sous le charme d'un certain loup garou (déjà que sous sa forme humaine, je l'adore, alors quand il se métamorphose en mon animal préféré, je suis irrécupérable ???). Je regarde l'adaptation d'HP et le prisonnier d'azkhaban, et je plonge encore plus sous le charme dudit loup garou ??? ... Je commence à lire HP et la coupe de feu en anglais, mais pour des raisons indépendantes de ma volonté (du genre comment rater un ratage de concours ^^), ma découverte d'HP s'arrête là

 

Début juillet, je me rappelle soudainement que le 5eme volet d'HP va bientôt sortir au ciné, et donc j'enchaîne les tomes 4 (en francais), 5 et pis 6, comme ca je suis parée pour la sortie de The Deathly Hallows ; )

 

ouf, ca y est, la boucle est bouclée, en 6 mois, j'ai rattrapé avec bonheur mes 10 ans de retard ... J'aime vraiment beaucoup HP, même si je ne suis pas devenue une Pottermaniaque : je n'ai pas grandi avec les personnages, je n'ai pas eu le temps de faire des conjectures sur leur évolution, il n'y a pas eu toute cette attente entre les différents tomes. Bref, je ne suis pas dans le même état d'esprit que quelqu'un qui aurait suivi la saga depuis le début. Je me sens vraiment extérieure à toute la folie déclenchée. De même, je ne suis pas vraiment fan du personnage d'Harry, je préfère de loin Rémus, Neville, Luna ou encore Ron.

Mais au final, quelque soit notre chouchou ou notre humeur du moment, on y trouve notre compte. HP, c'est super bien, que l'on ait 7 ou 77 ans   ; ) . Et les adaptations sont loin de refléter toute la profondeur et la richesse des romans

Avis aux quelques irréductibles qui n'auraient pas encore succombé ^^

Par mimidd - Publié dans : La littérature est l'essentiel, ou n'est rien
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Samedi 4 août 2007

David Hamilton est né le 15 avril 1933 à Londres. Il vit actuellement dans le sud de la France. Ses oeuvres sont vendues à des millions d'exemplaires.

Hamilton est considéré comme l'un des plus grands photographes contemporains, son travail est également très controversé. L'adolescence est au coeur de ses préoccupations; c'est pourquoi certaines de ses photos font scandale, on l'a accusé de trop se complaire dans la sexualité adolescente, et d'encourager la pédophilie ! 

Il paraît évident qu'il éprouve une attirance pour les jeunes filles en fleurs (dans tous les sens du terme), mais sa façon de les photographier est tellement respectueuse de leur pudeur et les met si bien en valeur qu'on ne peut lui contester son statut d'artiste. Les jeunes filles ne s'y trompent pas et s'abandonnent totalement à son objectif. 

Ses photos, qui ressemblent parfois à des tableaux, saisissent admirablement ce moment un peu trouble et fragile, quand une jeune fille devient femme. On sent dans chacune d'elle ce balancement, comme une hésitation, entre deux états; entre l'enfant et la future adulte, un moment éphémère qu'il restitue avec délicatesse.

Les silhouettes sont pures, les traits fins et doux, les visages souvent sereins. Ils reflètent l'innocence, l'insouciance et l'éternelle jeunesse. Hamilton semble à la recherche d'un paradis perdu dont l'adolescence a la clé.

 

Par Mimy - Publié dans : L'art est un jeu d'enfant
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Lundi 23 juillet 2007

Voilà, ce ne sera certainement pas une surprise à la hauteur de ses espérances, mais tant pis, je me lance et ose me (et le) couvrir de honte et le faire fuir. Il s'agit d'une personne qui est entrée dans ma vie il y a très peu de temps et pourtant, j'ai l'impression de l'avoir toujours connue...La vie l'a mise sur mon chemin, un peu tard, mais mieux vaut tard que jamais...En faisant connaissance, l'un et l'autre s'est étonné de découvrir tant de troublantes similitudes dans les moindres faits, gestes et attitudes. Chacune de nos conversations suscite en moi une déconcertante effervescence de bonheur, d'exaltation, j'ignore d'où jaillit cette magie envoûtante qui se crée à chaque discussion et qui a donné naissance, entre nous, à un lien étrangement fort et semblant impérissable. Mais peut-être que je ne veux pas le savoir, par peur de perdre tout le côté mystérieux de notre amitié. Ce dont je suis certaine, c'est que cette personne restera dans mon coeur et dans mon esprit aussi longtemps que je vivrai, car désormais j'ai trouvé en elle, au sens spirituel du terme, l' "âme-soeur" que j'ai toujours espérée...

 

Dearest Corentin, merci simplement d'exister...:)

Par Lilou - Publié dans : La Vie est Belle
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