Texte libre

C'est trop facile d'entrer aux églises
De déverser toute sa saleté
Face au curé qui dans la lumière grise
Ferme les yeux pour mieux nous pardonner

Tais-toi donc, grand Jacques
Que connais-tu du Bon Dieu
Un cantique, une image
Tu n'en connais rien de mieux

C'est trop facile quand les guerres sont finies
D'aller gueuler que c'était la dernière
Ami bourgeois vous me faites envie
Vous ne voyez donc point vos cimetières?

Tais-toi donc grand Jacques
Laisse-les donc crier
Laisse-les pleurer de joie
Toi qui ne fus même pas soldat

C'est trop facile quand un amour se meurt
Qu'il craque en deux parce qu'on l'a trop plié
D'aller pleurer comme les hommes pleurent
Comme si l'amour durait l'éternité

Tais-toi donc grand Jacques
Que connais-tu de l'amour
Des yeux bleus, des cheveux fous
Tu n'en connais rien du tout

Et dis-toi donc grand Jacques
Dis-le-toi bien souvent
C'est trop facile,
C'est trop facile,
De faire semblant.

Images aléatoires

Présentation

Qui sommes nous ?

 

Mimidd (Emilie), 22 ans.

Etudiante en Histoire à Lyon.

Passions : Histoire ^^, cinéma, musique (en particulier les artistes de la nouvelle scène française), littérature (surtout les classiques français et anglais).

 

Lilou (Hélène), 20 ans.

Etudiante en Infocom et en Science Politique à Lyon.

Passions : musique (Paul McCartney, Beatles, rock 60's/70's), journalisme.

Signe particulier : sort avec un mec né en Allemagne avec un nom portugais, un prénom russe et qui vit en France !

 

Mimy, 21 ans.

Etudiante en Lettres à Lyon.

Passions : les pandas, Rimbaud, les voyages, la littérature, le cinéma et les chansons à textes : ))

Mercredi 29 novembre 2006

     

 

     Le week-end dernier, je me suis offerte avec quelques copines Erasmus une petite virée en Autriche. Nous avons projeté de visiter pendant cette année tous les pays des environs de l'Allemagne, et même un peu plus loin..

    Ce week-end là, ce fut donc l'Autriche. Enfin une petite ville très célèbre près de la frontière qui ressemble quand même à l'Autriche mais un peu encore à la Bavière. C'est d'elle dont je vais parler ici (pas un roman, oui je sais Mimidd !).

     Une journée de fin de Novembre dans la ville natale (et honnie) d'Amadeus :

    Tout d'abord aujourd'hui, année 2006, nous fêtons le 250e anniversaire du grand musicien ! Nous lui avons rendu visite dans ses deux demeures salzbourgeoises : dans sa maison natale qui a vu éclore son talent précoce, puis dans la deuxième maison mozartienne qu'il a quittée définitivement à l'âge de 26 ans, après une brouille avec le nouveau prince-archevêque de la ville.

    La maison natale est la plus intéressante, elle met en avant certains traits de sa personnalité comme son humour loufoque; sur les murs de la cour intérieure de la maison, on peut lire en lettres lumineuses une phrase extraite de sa correspondance avec sa mère : "Madame Mutter ich esse gerne butter"  (qu'on pourrait traduire par "Madame mère j'aime le beurre"). Une salle est consacrée aux portraits de Mozart; nous avons ainsi pu nous apercevoir que Mozart n'a jamais le même visage ! Chaque peinture renvoie une image très différente de lui ! La maison donne une image originale et avant-gardiste du musicien, la décoration a été confiée à un artiste américain contemporain; Robert Wilson.

    Dans l'autre maison, l'accent est mis sur ses compostions musicales (on trouve des partitions originales dans une commode de la chambre), ses voyages..

    J'ai appris des choses sur lui comme par exemple qu'il a eu six enfants avec sa "Stanzi" en neuf ans de mariage et que deux garçons seulement ont survécu ! Le cadet,  Franz Xaver Wolgang, deviendra lui aussi un compositeur connu sous le nom de..Wolgang A. Mozart fils !

    La petite ville vénère son enfant prodige, on peut trouver n'importe quel objet à l'effigie de Mozart : des chaussettes, des sacs, des balles de golf...ainsi que les chocolats Mozart célèbres dans le monde entier : les Mozartkugeln !

    Nous nous sommes promenées dans la vieille ville (au Patrimoine de l'Unesco quand même !).

    Le soir nous avons pu admirer les couleurs et sentir les odeurs de cannelle et de vin chaud de la Weihnachtsmarkt (marché de Noel).

    La ville a un charme romantique; des calèches passent régulièrement au milieu des passants et on trouve des musiciens traditionnels à tous les coins de rue.

    Un choeur d'hommes chantent sur les marches de la cathédrale..

    Nous avons visité de nuit la forteresse Hohensalzburg perchée sur la colline.

    Nous sommes rentrées par le dernier train.

    Magnifique journée (très ensoleillée) dans une très belle ville. Je regrette néanmoins que nous n'ayons pas trouvé le temps de visiter le Château de Hellbrunn et le Château de Leopoldskron, là où a été tournée la comédie musicale "La Mélodie du bonheur" avec Julie Andrews. Une copine Allemande m'a fait savoir également que j'avais manqué un superbe magasin d'épées (!!). O weh ! O weh ! 

    P.S : Les photos ci-dessus ont été prises par Aurore. Merci Aurore !

Par Mimy - Publié dans : Voyager, c'est naître et mourir à chaque instant
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Mercredi 22 novembre 2006

Les Beatles aux studios d'Abbey Road en 1962, de gauche à droite : Ringo Starr, Paul McCartney, John Lennon et George Harrison.

 

 

 

 

 

 

 

 

Liverpool, 1940.

 

La guerre bat encore son plein, mais le monde voit naître celui qui sera à l'origine du groupe qui révolutionnera le monde : John Winston Lennon vient au monde le 9 octobre 1940. Il vit quelques années avec ses parents dans Penny Lane, un faubourg de Liverpool. Mais ses parents se séparent très vite, et John dira plus tard qu'il avait été pour ces derniers "un extra du samedi soir". A l'âge de 4 ans il est alors contraint d'aller vivre avec sa tante Mimi habitant Woolton, en banlieue, et celle-ci continuera à l'élever jusqu'à sa majorité, bien que John voie de temps en temps sa mère Julia.

Le 18 juin 1942, date importante. Bien évidemment, il s'agit du deuxième anniversaire de l'appel du Général de Gaulle de Londres. Mais cette date marque surtout la naissance du grand artiste qui composera la chanson la plus reprise et la plus diffusée du XXème siècle (Yesterday) et qui formera avec John Lennon, le meilleur duo d'auteurs-compositeurs que le monde ait connu : James Paul McCartney naît à l'hôpital de Woolton d'une mère infirmière et d'un père représentant en coton, mais féru de jazz et musicien autodidacte. Paul, bien qu'issu d'une classe moins aisée que John, passe une enfance plus paisible et équilibrée que ce dernier. Malheureusement cette tranquillité est rapidement perturbée par un évènement douloureux : Paul perd à l'âge de 14 ans sa mère Mary, décédée d'un cancer. Chose qui le rapprochera plus tard beaucoup de John, qui perdra également, à l'âge de 17 ans, sa mère, renversée par une voiture. Paul est ainsi élevé par son père James qui lui enseigne le piano, et bientôt la trompette. Mais, Paul, qui ressent le besoin de chanter, échange très vite celle-ci contre une guitare acoustique. Il apprend à en jouer en autodidacte, mais étant gaucher, la difficulté est un peu plus grande, car il doit jouer tous les accords à l'envers. C'est donc à l'âge de 14 ans qu'il compose sa première chanson et apprend tout seul tous les classiques du rock'n'roll.

Le 6 juillet 1957, le meilleur ami de Paul, Ivan Vaughan invite Paul à la fête de Woolton pour un des concerts du groupe dont il fait partie, les Quarry Men, dirigé par un certain John Lennon. Paul aperçoit alors jouer "ce jeune homme aux cheveux vaguement blonds et bouclés avec une chemise à damiers - l'air plutôt mignon" et charismatique. Après le concert, Paul s'installe à un piano et commence à jouer. John, intrigué, se penche par-dessus son épaule pour observer. Paul lui fait aussitôt une démonstration à la guitare. John est impressionné. Non seulement Paul se débrouille très bien à la guitare (voire mieux que lui), mais en plus il connaît par coeur les paroles de "Twenty Flight Rock"! John pense alors qu'il y a grand intérêt pour le groupe à ce que Paul le rejoigne pour le renforcer, et lui propose donc d'en faire partie. Après deux jours de réflexion, Paul accepte et lui parle d'un ami de son école qui joue parfaitement de la guitare. Le groupe accepte de l'écouter. Un soir, sur l'impériale d'un bus vide, et sous les encouragements de Paul, le guitariste de talent leur fait une démonstration magistrale de "Raunchy".

C 'est ainsi que George Harrison rejoint les Quarry Men. Né le 25 février 1943 à Liverpool (Walentree), d'un père chauffeur et d'une mère au foyer, il passe une enfance tranquille et sans histoire. Il commence très tôt la guitare et fait d'abord partie d'un petit groupe de Liverpool, les Rebels, avant de rejoindre à l'âge de 14 ans (!) les Quarry Men, les futurs Beatles...Dès lors, George est désigné comme le guitariste professionnel du groupe, et se charge des solos de guitare.

Le groupe, qui a subi plusieurs changements de musiciens, mais avec toujours à sa base, John, Paul et George, modifie plusieurs fois son nom et finit par se décider pour " The Beatles", subtil jeu de mots entre "Beetles" (les scarabées) et "Beat" (le battement, le rythme). Les Beatles décident de se rendre à Hambourg en 1960, afin de tenter de se faire un peu plus connaître et de se démarquer des nombreuses formations de Liverpool qui fleurissent à tout bout de champ. C'est là qu'ils font la connaissance de leur futur batteur, qui fait partie d'un autre groupe de Liverpool, The Rory Storm and the Hurricanes. Chez les Beatles, c'est Pete Best qui s'occupe de marquer le rythme. Mais rapidement, les Beatles se rendent compte du potentiel limité de Pete à la batterie, ainsi que de celui de Stuart Sutcliffe à la basse. Stuart est le meilleur ami de John à cette époque, tous deux ont fait des études de Beaux-Arts au Liverpool Art College. Mais Stuart se révèle être plus doué pour le dessin que pour la basse. Le groupe se sépare donc de Stuart. Et un peu plus tard de Pete, à leur retour à Liverpool. Après le départ de Stuart, c'est donc Paul qui devient le bassiste du groupe, les deux autres ayant refusé de se charger de la basse.

En 1961, Brian Epstein, un tenancier d'une boutique de disques, remarque les Beatles qui se produisent au Cavern Club de Liverpool. Ebloui par les quatre jeunes hommes et persuadé qu'ils pourraient devenir un grand groupe, il leur propose ses services en tant que manager. Le 3 décembre 1961, le groupe a officiellement un manager. Ce dernier leur trouve rapidement des auditions à passer à Londres, notamment chez Decca, mais sans succès, probablement, en partie, à cause de leur look tendance pantalons et vestes de cuir. Chose que Brian ne manque pas de rectifier en leur imposant de porter désormais un costard élégant et également de se couper les cheveux. L'audition suivante a lieu chez Parlophone, une filiale d'EMI et le producteur qui les évalue se nomme George Martin. Les Beatles font bonne impression devant leur futur producteur et complice. En effet, George Martin pense que ce groupe a ses chances, mais il n'est pas satisfait de Pete Best qui n'est pas régulier à la batterie. George Martin conseille donc aux trois autres de se séparer de Pete s'ils veulent pouvoir continuer à enregistrer, et leur propose un autre batteur. Après maints refus et hésitations, les trois Beatles consentent finalement à évincer Pete, mais veulent choisir leur futur batteur.

L'unique batteur qui leur vient à l'esprit est Richard Starkey, plus connu sous le nom de Ringo Starr (Ringo, car il porte de nombreuses bagues aux doigts). Richard est né le 7 juillet 1940 à Liverpool. Il vit une enfance difficile, avec une faible santé physique. A l'âge de 13 ans, il subit même une menace de pleurésie et passe près de la mort. Il commence sa carrière de batteur dans plusieurs formations de Liverpool avant d'atterir chez les Hurricanes. Au sein de ce groupe, il se forge une très bonne réputation, celle d'être un des meilleurs ou le meilleur batteur de Liverpool.

Les trois Beatles ont pu s'apercevoir du talent de Ringo pendant leur séjour à Hambourg. Ces derniers chargent alors Brian de prendre contact avec Ringo, et de lui proposer de rejoindre le groupe. Ringo hésite un moment, car il ne veut pas abandonner son groupe sans s'assurer que celui-ci ait trouvé un autre batteur pour le remplacer. Il rejoint finalement les Beatles le 18 août 1962.

Le groupe est au complet.

 

Le voyage musical peut commencer...

Par Lilou - Publié dans : La musique est la langue des émotions
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Dimanche 19 novembre 2006

  Il était une fois un chat né pendant la première guerre mondiale.

  En 1916, il vivait tranquillement dans un secteur franco-allemand relativement calme. On l'apercevait d'un côté ou de l'autre de la tranchée suivant le menu du jour..

  Un jour il revint aux soldats français avec un collier autour du cou et un bout de papier : "De quel régiment êtes-vous ?" avaient gribouillé les Allemands de l'autre côté.

  La nouvelle monta la hiérarchie, d'un lieutenant, d'un capitaine, jusqu'aux oreilles d'un général de division qui s'exclama : "Mais c'est de l'espionnage ! Le règlement sera donc appliqué !".

  Le chat fut arrêté et jugé. La sentence tomba : "Condamnation pour entente avec l'ennemi !".

  On le fusilla comme tout bon traître qu'il était.

  L'anecdote confirme la phrase étonnante et célèbre de Georges Clemenceau :

"La guerre ! C'est une chose trop grave pour la confier à des militaires".

Par Mimy - Publié dans : Peurs et angoisses métaphysiques
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Samedi 18 novembre 2006

D'Alejandro Gonzalez Iñarritu

Avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Gael Garcia Bernal ...

(sorti en salle le 15 novembre 2006 en vo)

     Quatre familles, trois continents, une seule souffrance ...

 

         Un coup de feu éclate dans le désert marocain ... Et ce n'est pas seulement la vie de Susan  (Cate Blanchett) qui est bouleversée. Cet incident touche de près son mari Richard (Brad Pitt), mais également l'existence jusque là paisible d'une famille de bergers marocains. Il remet également en cause les projets d'Amélia (Adriana Barraza), mexicaine qui vit aux Etats Unis, et qui doit se rendre dans son pays d'origine avec son neveu Santiago (Gael Garcia Bernal), pour assister au mariage de son fils. Dernière famille touchée par ce drame, au pays du soleil levant : dans la métropole tokyoite, la jeune Chieko (Rinko Kinkuchi), sourde muette, tente de sortir de sa solitude affective en s'offrant au désir des hommes ...

 

         Babel est le troisième volet de la trilogie du réalisateur mexicain, commencée en 2000 par Amores Perros (Amours Chiennes, première collaboration avec Gael Garcia Bernal), et poursuivie en 2004 par 21 grammes (que je n'ai pas encore vu, shame on me, alors que j'adore Sean Penn ...). Alejandro Gonzalez Iñarritu signe ici un film dense, émouvant, mais qui ne tombe jamais dans le mélodrame. Malgré quelques lenteurs (en particulier au tout début du film), Babel est un film magnifique, à commencer par sa photographie et sa BO, signée Gustavo Santaolalla (Carnets de voyage, 21 grammes ...). Puis par ses acteurs : si les têtes d'affiches sont excellentes, en particulier Brad Pitt qui m'a même fait pleurer, alors que je ne peux pas le supporter (Sauf dans Fight Club), les acteurs moins connus (Adriana Barraza, Rinko Kinkuchi ...) ou non professionnels apportent autant au film que les "stars"... Je pense en particulier à la vieille femme marocaine qui s'occupe de Cate Blanchett : quelle intensité, quelle émotion se dégage d'elle !

 

          Sur le fond, Iñarritu nous propose un voyage universel dans l'incompréhension humaine : tout d'abord à cause des barrières linguistiques, mais également à cause de la peur des autres ... Mais l'incompréhension la plus forte est peut être celle qui sépare les membres d'une même communauté, d'une même famille, où la barrière n'est pas celle d'un manque de mots, mais d'un trop plein de mots, vides de sens et tellement banalisés que personne ne s'écoute véritablement ... on parle, on s'entend, mais on ne s'écoute pas ... La parole est d'argent, le silence est d'or, mais le geste vers l'autre surpasse tout ...

 

          Les petits bémols, car il y en a quand même : on a parfois un peu de mal à se situer dans la chronologie de l'intrigue, entre les flash back et les flash forward, et personnellement, j'ai eu un peu de mal à entrer dans la partie japonaise de l'histoire, parce que les filles qui ont le feu aux fesses, c'est pas ma tasse de thé lol. Mais le final m'a réconcilié avec l'histoire de Chieko, tellement la scène sur le balcon est belle ... SPOILER : La nudité de Chieko, qui tout au long du film se veut nudité du désir sexuel, nudité de femme, est ici métamorphosée en nudité de l'enfant qui (re)nait dans les bras de son père ... FIN DU SPOILER

Par contre, il ne faut pas du tout se fier à la bande annonce, qui est vraiment horrible et ne respecte pas du tout l'esprit du film o_O' : cette ba nous présente une sorte de thriller américano-américain, mystico-politique violent et stressant ... N'importe quoi.

 

          Pour finir, ce film déclenche des critiques totalement opposées, certains y voyant un grand film, comme moi, d'autres le considérant comme une grosse daube ...  et personne ne semble avoir vu le même film ... Incompréhension totale ... Une vraie tour de Babel ... La boucle est bouclée ; )

Par Mimidd - Publié dans : Le cinéma montre l'invisible
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Lundi 13 novembre 2006

  Petite crise de larmes pendant la soirée : dispute avec Mariette sur MSN.

  Elle m'a appelée dans l'heure.

  En effet, je lui ai reproché comme chaque année d'avoir oublié mon anniversaire. Je sais qu'elle a un problème avec les dates, on se ressemble toutes les deux par notre côté distrait et nonchalant. Mais j'espère toujours qu'elle va s'en souvenir et elle oublie toujours. Je lui ai dit que je ne lui pardonnerai pas cette fois, elle m'a répondu que j'étais méchante, que je faisais exprès de ne pas voir tout ce qu'elle fait pour moi. Elle m'a appelée d'un call shop parce qu'elle n'a pas encore le téléphone dans son nouvel appartement. Elle était désolée. J'étais désolée. On a pleuré comme chaque année et pour la même raison. C'est encore douloureux d'être si loin d'elle, de savoir qu'on fait notre vie chacune de notre côté et d'avoir si peu d'occasions de se contacter. Mariette est probablement la seule personne qui puisse me faire pleurer comme ça. Je lui ai raconté l'Allemagne, elle m'a parlé de sa vie parisienne trépidante, de ses recherches, de sa récente passion pour l'Afrique et le vaudou, de son passage sur le plateau d'un film de Chabrol..

  Je lui envoie une carte dès demain. A chaque fois que je lui parle, je sens à quel point elle compte encore et toujours pour moi. Ma chère Mariette des années lycée..

Par Mimy - Publié dans : Peurs et angoisses métaphysiques
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Lundi 13 novembre 2006

Je suis à Augsburg depuis presque un mois et demi. Petit résumé :

  • - Constatation que les Erasmus sont principalement des fêtards.
  • - Peu d'études et beaucoup de bières.
  • - Des envies s'assoupissement en cours du fait de l'incompréhension permanente qui me trouble : que raconte le monsieur au tableau ?
  • - Des rencontres intéressantes avec des Allemands, limitées à cause de mon allemand encore laborieux..
  • - Considérations générales sur les Deutsch : écolos et organisés. Un brin maniaques sur le triage des déchets (je n'ai toujours rien compris..).
  • - Visites de Muenchen (surtout les magasins) et de Stuttgart (surtout les parcs publics).
  • - Système universitaire allemand beaucoup plus libre et souple que le système français.
  • - Professeurs et étudiants ont des relations amicales et moins déséquilibrées qu'en France. Ce n'est pas encore la franche camaraderie mais presque. ex : Ma prof de "stylistique" (ce n'est pas vraiment ça mais bref) distribue des bonbons-ours Haribo pendant les cours !! Il est très facile de communiquer avec les profs; ils ont des heures de permanence dans leur bureau, nous donnent leur adresse e-mail et souvent aussi leur numéro personnel !
Par Mimy - Publié dans : Erasmus en Allemagne
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Dimanche 12 novembre 2006
 
"Il dépend de celui qui passe
 Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou me taise
Ceci ne tient qu'à toi
Ami n'entre pas sans désir "
Par Mimy - Publié dans : Peurs et angoisses métaphysiques
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Dimanche 12 novembre 2006
La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s'entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d'alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d'indulgence
À la croire toute nue.

Les guêpes fleurissent vert
L'aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.

Paul Éluard, Capitale de la douleur
Par Mimy - Publié dans : La littérature est l'essentiel, ou n'est rien
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